Les millionnaires du ballond rond et leurs privilèges en or

Dans le système actuel, plus les footballeurs ont de gros revenus et plus ils bénéficient des niches fiscales mais aussi sociales. Fort de ce constat, le député Marc Le Fur (UMP, Côtes d’Armor) a déposé une proposition de loi tendant à réformer cette pratique légale mais scandaleuse. Bien sûr, on sait ce qu’il advient des propositions de loi non inspirées du gouvernement, à savoir : rien du tout, en général. Cela aurait de quoi décourager le plus motivé des parlementaires mais le breton, lui, ne désarme pas.

Le député Marc le Fur est à l’initiative de nombreuses questions pertinentes à l’Assemblée nationale. De la même façon, il lui arrive assez souvent de formuler des propositions novatrices et utiles. Cette fois, c’est aux niches fiscales et sociales des riches footballeurs qu’il veut s’en prendre.

Un système choquant

L’exposé des motifs de la proposition de loi attire l’attention sur l’aspect choquant des privilèges consentis aux riches footballeurs dans une France en crise. « En effet, les rémunérations des dix joueurs de footballeurs les mieux payés de la Ligue de Football sont comprises entre 100 000 et 285 000 euros mensuels, le salaire moyen des joueurs de Ligue 1 s’établissant à 47 000 euros mensuels. »

Or, ces rémunérations bénéficient d’une multiplicité de mécanismes fiscaux et sociaux avantageux visant à diminuer l’imposition sur le revenu des sportifs professionnels et le rapport de les citer :

– l’option pour le bénéfice moyen (Article 100 bis du code général des impôts),
– l’utilisation extensive du régime du droit à l’image (Article 222-2 du code du sport),
– le régime fiscal de l’impatriation (Article 81 B du code général des impôts).

La proposition de loi du député Marc Le Fur vise donc à supprimer les niches fiscales et sociales accordées aux sportifs professionnels. 
 
Pour éviter la mise en place d’un système sportif fondé sur un endettement excessif et de niches fiscales injustifiées, le député demande de fixer des limites raisonnables.

Ce qui renforce l’aspect choquant, c’est le fait que, dans le cadre des règles fiscales et sociales relatives au droit à l’image des sportifs, l »’aide publique bénéficie avant tout aux sportifs professionnels dont les rémunérations sont les plus importantes » et cet avantage est d’autant plus grand que ces rémunérations sont élevées. (Cour des comptes, rapport annuel au titre de l’année 2009).

L’impact de ces dispositifs sur le budget de l’État et des organismes de sécurité sociale s’élève, pour le seul mécanisme du droit à l’image, à un coût total de 95 millions d’euros pour les finances de l’État, toujours selon la Cour des comptes.

La course à l’échalote encouragée par notre système.

Ces dispositifs ont été mis en œuvre, rappelle le député, au nom de la compétitivité des clubs français et de la nécessité de maintenir ou de faire revenir dans les championnats français les sportifs les plus talentueux exerçant dans les championnats étrangers.

Mais ce sytème de privilèges n’a pas permis d’empêcher le départ pour l’étranger de l’un des meilleurs joueurs de championnat de France de Ligue 1 de football (pour le Réal de Madrid, lors du mercato 2009-2010 ). Dans ces conditions, une rivalité avec la démesure financière du Real de Madrid de Chelsea et du Milan AC constituerait une course à l’échalote sans fin qui pénalliserait de plus en plus lourdement les contribuables français.

Le rapport 2009 de la Cour des comptes constate que « depuis sa mise en place, les départs des meilleurs joueurs français vers l’étrangers n’ont pas été interrompus, ni même freiné » et que « le retour massif des joueurs les plus réputés, qui était attendu, ne s’est pas produit« .

Enfin, en réponse aux observations de la Cour des comptes, le Secrétariat d’État chargé des sports a même reconnu que le régime du droit à l’image collective ne pouvait combler que de manière mineure le différentiel de rémunération entre les clubs français et étrangers..

Alors jusqu’où faut-il aller ? Où sont les limites ?

Le député, comme la Cour des comptes, propose donc de supprimer ces dispositifs et de réaffecter les crédits à la pratique du sport inscrite dans le programme du gouvernement.

La proposition de loi est courte, elle tient en 3 articles :

L’article 1er vise à préciser les conditions d’application de l’article 100 bis du code général des impôts relatif à l’option fiscale du bénéfice moyen et à en exclure les sportifs professionnels.

L’article 2 vise à mettre fin au régime du droit à l’image pour les rémunérations versées à compter du 1er janvier 2010.

Enfin, l’article 3 vise à exclure du bénéfice du régime fiscal de l’impatriation les sportifs professionnels.

Lien vers la proposition de loi

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Ma petite association connaît pas la crise.


Paroles d’Artistes : chansons et musiques

Cette compilation est faite d’extraits de vidéos qui sont sur le site de l’association « Paroles d’Artistes » (http://www.paroles-artistes.com/) de Pont-Aven dont je suis membre. Elle a pour but de vous montrer l’ambiance festive et chaleureuse de ces rencontres bi-mensuelles.

Information droits d’auteur : tous les artistes ici représentés ont donné leur accord à l’association Paroles d’Artistes pour être filmés et pour que des extraits de leurs interviews et prestations soient sur le site de l’association. Ceci est une compilation promo pour eux mais aussi pour Paroles d’Artistes animée par des bénévoles sans but lucratif.

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Les déserteurs de Versailles

Lettre des députés Voris Bian et Jean-Sol Partre à monsieur le président de la République du Fouquet’s, de Neuilly et de Versailles :

Monsieur le président
Je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être
Si vous prenez le temps.

Vous me voyez contraint,
Par ordre péremptoire
De venir à Versailles
Ce lundi 22 juin.

Monsieur le président
Je ne veux pas me taire
J’suis pas parlementaire
Pour tromper mes votants.

C’est pas pour vous fâcher,
Il faut que je vous dise,
Ma décision est prise,
Je m’en vais déserter.

Depuis qu’je suis élu,
J’ai vu tant de misère,
Des gens tomber parterre
Et beaucoup de déçus.

Le Peuple a tant souffert
Qu’il s’ra bientôt en tombe
Et c’est comme une bombe
Quand monte sa colère..

Demain de bon matin
Je fermerai ma porte
La république est morte,
J’irai sur les chemins.

Oui, monsieur Sarkozy,
Sur les routes de France,
De Bretagne en Provence
Je parlerai aux gens :

« Refusez de réélire
Tous les parlementaires,
Qui lèchent le derrière,
De ce nouvel empire. »

Faut-il aller, bon sang !
Dans les jardins d’Lenôtre,
Ecouter en apôtre
Ce monarque président ?

Mais si vous poursuivez,
Votre mauvais programme,
On criera tous « Aux armes ! »
Et on va tout casser…

Voris Bian et Jean-Sol Partre

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Si Versailles nous était compté.

Il n’y a jamais rien de trop cher pour notre Prince. Les dépenses de l’Elysée augmentent pour la deuxième année consécutive, en particulier les frais de réception de tous les festifs du château. Mais il faut compter aussi à présent sur les dépenses d’un château bien plus dispendieux encore : celui de Versailles. Les frais du Congrès de Versailles qui se tient ce 22 juin, s’élèveraient entre 400 000 et 600 000 euros au lieu de 280 000 habituellement. Ces chiffres sont donnés par le député socialiste Pierre Moscovici.

« Franchement, quand il s’agit d’accueillir Sarkozy, ils mettent les petits plats dans les grands », a déclaré monsieur Moscovici sur I-Télé. Eh oui, rien n’est trop grand pour notre petit président. C’est ce que j’appellerai « le complexe talonnettes » : on fait tout en grand pour compenser ce qui est petit. Ce qui est petit, ce n’est pas seulement la taille qu’on lui pardonne car c’est la nature et dans la nature il y a des petits et des grands, donc cela n’a pas d’importance. Mais c’est sa vision, sa politique, ses méthodes de gouvernement, ses valeurs, ses discours, ses idées…Alors pour compenser cette petitesse, il a recours aux talonnettes dorées : le budget de l’Etat.

Il puise sans limites à la source de nos impôts et il faudra d’ailleurs bientôt repenser à la retenue à la source de nos impôts pour couper court à toute grogne et rendre les prélèvements plus indolores. Car des besoins il en a, le Prince ! Réceptions nombreuses, déplacements en gros avion pour le moindre trajet sur le territoire national, encadrement par un service d’ordre et un personnel pléthoriques.

Le député socialiste Pierre Moscovici a a évalué entre 400.000 et 600.000 euros le coût du Congrès convoqué ce lundi par Nicolas Sarkozy à Versailles. Sans doute le prestige du lieu a-t-il galvanisé le monarque républicain de notre cher pays de France. Il faut briller de mille feux comme le Roi Soleil !

Mais ne nous dit-on pas que la France est en faillite, que l’on est en crise, que les caisses de l’Etat sont vides ? Pas pour tout le monde apparemment. Surtout que l’on sait que beaucoup de parlementaires vont soit boycotter le congrès soit assister silencieusement au discours et repartir sitôt après – Bayrou, par exemple (1)- . Car cette cérémonie nouvelle instaurée par la pseudo réforme des institutions est une vaste mascarade : le président parle mais nul n’a le droit de réagir, de poser des questions à sa majesté !

Le président UMP de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, justifie cette gabegie de 400.000 euros (« coût approximatif », traduisez cela pourra être encore plus), en le jugeant raisonnable, parce que, dit-il sans ambages sur France Info « C’est le coût d’une démocratie qui fonctionne normalement. Il y a nécessairement des procédures qui rythment la vie de cette démocratie ». « Raisonnable » ? « rythme de la démocratie » ? On rit au nez du citoyen !

Pierre Moscovici avait comparé dimanche le discours du président de la République à une « adresse monarchique ». Décidément, il ne faut pas seulement refonder le capitalisme et assainir les pratiques des patrons voyous, il faut aussi dénoncer le train de vie du monarque et refonder la démocratie !

(1)

Le Président du Mouvement Démocrate, député des Pyrénées-Atlantiques, a annoncé, mercredi 17 juin, qu’il sera présent, mais qu’il ne s’exprimera pas lors du Congrès de Versailles le 22 juin, après l’allocution de Nicolas Sarkozy devant les parlementaires.

« J’avais cru comprendre, dans l’entretien que j’ai eu avec Nicolas Sarkozy (NdM : le 11 juin dans le cadre des consultations avec les chefs de toutes les formations politiques représentées au Parlement européen), que le débat aurait lieu en sa présence. Il m’a même dit +sinon, c’est une adresse+ », a déclaré François Bayrou. « J’ai compris après que tel n’était pas le cas. On me dit que c’est constitutionnel, c’est possible, mais ça change toute ma perspective », a-t-il ajouté.

« J’ai donc appelé le président de l’Assemblée Nationale pour lui dire que je n’étais plus candidat à ce temps de parole, que ça n’avait plus de sens », a-t-il précisé. « J’irai écouter le discours de Nicolas Sarkozy, mais je ne veux pas participer à un débat qui n’en serait pas un », a conclu François Bayrou.

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Le refus de soins encouragé par les parlementaires.

On savait déjà que les bénéficiaires du RSA n’allaient pas obtenir de droit automatique à la CMU, que cela dépendra du niveau de leurs faibles ressources. Des études faites en 2006 montraient aussi le taux de discrimination important des médecins envers les bénéficiaires de la CMU. Les refus allant jusqu’à 40 % pour les spécialistes et dentistes ! Le projet de loi « hôpital » prévoyait donc, dans son article 18, une disposition permettant aux victimes de refus de faire valoir leurs droits. Peine perdue ! Les gras parlementaires qui votent toujours à l’unanimité les avantages conséquents qu’ils ne cessent de s’attribuer et d’ajouter à leur gros panier garni, ont décidé que les pauvres n’auront qu’à se démerder tout seuls.

Que prévoyait le projet de loi ? Partant des constats accablants des travaux de 2006 sur le taux de refus important des médecins, il faisait profiter le plaignant d’une présomption de preuve de refus de soins, présomption qui ne condamnait ni ne stigmatisait le médecin qui pouvait combattre cette présomption par preuve contraire. Cette mesure était juste et justifiée vu le taux de refus inadmissible.

Mais les députés ont supprimé ce renversement de la preuve et remis les choses en leur état antérieur.

Il restait alors pour les patients rejetés par les médecins le « testing » (test aléatoire) mais là, ce sont les sénateurs qui ont dit non.

Résultat des courses : désormais, ce sera comme d’habitude ! Mais quand même, pour faire chic, le code de la Santé publique sera rénové. L’article L.1110-3 recevra un grand coup de peinture fraîche pour donner une impression de plus grande répression des abus. Mais en réalité, de la poudre aux yeux puisque les abus seront rarement réprimés faute de preuve. Le principe « pas vu pas pris » continue de saper les valeurs de notre république et en particulier son principe d’égalité.

Bien joué, messieurs et mesdames les culs-assis profiteurs d’avantages en tous genres, pour vous-même comme pour vos familles et amis. Les pauvres ne passeront pas !

Source : projet de loi n°88, article 18. Débats parlementaires.

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La politique de la ville « à la Nanard » de Jean-François Copé

Tandis que des internautes citoyens repensent la ville et coproduisent des idées et des actions, inventant la ville 2.0, Jean-François Copé, lui, en est resté au vieilles méthodes, aux très vieilles méthodes même. En cette belle journée du 17 juin, il réunissait autour de lui à Meaux – dont le super-cumulard est le maire – , les anciens et actuel ministres de la Ville. Parmi les invités, le pionnier, Bernard Tapie, un homme qui a vite délaissé les problèmes de banlieue pour se tourner vers des secteurs plus juteux comme le football, la chaussure de sport ou, aujourd’hui le Club Méd !

Lors de ces échanges de Meaux, Bernard Tapie n’économisa pas les siens. L’expert, le fin analyste en politique de la ville (ndlr : l’auteur ironise) y alla de son bagou qu’on lui connaît et prodigua ses conseils avisés à propos de tout : il faut donner le droit de vote aux immigrés, que je dis, moa…et bla bla bla. Le Nanard quoi !

On voit que 20 ans de politique de la ville n’ont pas beaucoup fait avancer les idées ni les acteurs. Fadela Amara, secrétaire d’Etat à la Ville, était invitée pour venir y faire la même chose qu’au gouvernement, à savoir de la figuration. Jean-Louis Borloo, rare ministre de droite dont le passage au ministère de la ville a été productif, a préféré s’excuser et on le comprend.

Le mot de la fin de la rencontre revint naturellement à Jean-François Copé qui ne trouva pas mieux de conclure ce débat sur la politique de la ville par un appel à la Nation, estimant en conclusion que « l’identité française » était la problématique « majeure » car « la nation se fissure » et « nous avons besoin d’une nation rassemblée ». Une pensée pour lui-même et 2012 dirait-on…

Face à cette autopromotion d’une image personnelle et d’une façon de faire de la politique qui tient plus du passé que de l’avenir, existe aussi cette initiative lancée par le site villes2.fr et riche d’avenir qui consiste à coproduire la ville et de façon plus citoyenne et innovante. On trouve sur ce site nombre d’innovations pratiques et originales comme la montre verte. La communication entre les personnes et non la com’ façon UMP ! Le Web 2.0 a débarqué. Les politiciens cumulards soucieux de leur seule image l’ignorent mais les citoyens du web, le savent. C’est la FING (fondation internet nouvelle génération) qui a développé cette plateforme ouverte aux citoyens. On est loin des réunions entre soi de Copé, Tapie et quelques autres (avec, pour l’ouverture, quelques élus PS).

L’initiative ville 2.0 permet aux citoyens de se saisir de problèmes qui les concernent et de transformer les processus de décision urbaine. Car il est grand temps que le citoyen participe à la politique de sa ville. Cela n’est pas le cas aujourd’hui où les choses sont conduites par un monopole centralisé composé d’élus qui communiquent pour assurer leur carrière et de spécialistes qui jonglent avec des dispositifs compliqués et bureaucratiques aux noms barbares comme CUCS, DSU, DDU, SRU,ZFU, ZRU, ZRR, ANRU, PNRU, etc ! qui tiennent à distance tout citoyen même armé de la meilleur volonté.

Assez de politique de la ville à la Nanard ! Vive la politique de la ville citoyenne !

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Le RSA : « taper » les parents plutôt que les riches

Ou quand les « aliments » alimentent une polémique. C’est Libération qui révèle le pot-au-rose. Dans un article en forme d’alerte « RSA : taxez plutôt vos parents ! », il dénonce l’action sournoise du gouvernement qui, sous couvert d’une soi-disant « harmonisation » des règles entre départements, a glissé une formule dans le texte du formulaire qui oblige tout demandeur a demandé des « aliments » à ses parents avant de pouvoir prétendre au RSA. Les « aliments » désignent dans le code civil les sommes d’argent dues au titre de la solidarité familiale en ligne directe (entre ascendants et descendants quel que soit le degré mais pas entre collatéraux : frères, soeurs…).

A y regarder de près, il ne fait aucun doute que le gouvernement a essayé de faire passer en force une obligation qui va au-delà de ce qu’exigeait le RMI et la jurisprudence.

Rappel des règles de l’obligation alimentaire pour le RMI :

Il y a obligation de mettre en oeuvre (sauf dispense exceptionnelle accordée) la créance liée à la pension alimentaire due par l’autre parent (pour les enfants mineurs) ou due par le conjoint pour le demandeur (en l’absence d’enfant à charge)

Les autres pensions alimentaires ne sont prises en compte dans le calcul des ressources et du RMI que si elles sont déjà accordées par une décision de la justice.

Ces dispositions sont édictées de longue date dans le code civil aux articles 203, 205 à 207 et 367. L’article de référence est l’article 205 du Code civil qui énonce « Les enfants doivent des aliments à leurs père et mère ou autres ascendants qui sont dans le besoin. » Le code précise que cette obligation est réciproque : elle fonctionne de haut en bas et de bas en haut.

Rappel des règles de l’obligation alimentaire pour le RSA :

Le législateur a repris les mêmes règles que pour le RMI.

Le RSA est, comme le RMI, une aide sociale et revêt donc un caractère subsidiaire aux autres revenus. Il s’en suit que le demandeur doit d’abord faire valoir ses droits aux prestations familiales, pensions alimentaires entre époux et celles dues aux enfants (y compris pour ceux dont la filiation paternelle n’est pas légalement établie).

A noter, que ce principe ne s’applique qu’à la seule part du RSA correspondant à la garantie de revenu minimal calculé en fonction de la composition du foyer et pas au supplément du RSA calculé sur une fraction des ressources professionnelles.

Libération dénonce la manoeuvre malhonnête du gouvernement

On dit souvent que la presse quotidienne ne joue pas son rôle et se montre trop complaisante envers le pouvoir. Mais ici, c’est avec une page entière qui ne peut pas passer inaperçue et un titre -choc « Revenu de solidarité active : taxez plutôt vos parents », que le quotidien Libération du 16 juin réveille l’opinion publique. Sans quoi, la traîtrise du gouvernement passait comme une lettre à la poste. De quoi s’agit-il ?

Le quotidien rapporte des témoignages de demandeurs confrontés à une rubrique du formulaire de demande du RSA invitant à mettre en œuvre l’obligation alimentaire.

Le quotidien démonte la formulation insidieuse et même illégale du formulaire de demande de RSA. Dans la rubrique concernant le cas du demandeur conjoint séparé (sans enfant) ou parent séparé et qui ne perçoit pas de pension alimentaire, le formulaire explique que « vous devez engager une action envers le(s) parent(s) pour obtenir la fixation ou le versement d’une pension alimentaire pour chaque enfant concerné » Cela revient à imposer la mise en oeuvre normale de l’obligation alimentaire pour le RSA pour toute demande !

La formulation est tout aussi insidieuse pour le cas du demandeur célibataire et vivant seul, qui ne perçoit pas de pension alimentaire : « Vous êtes susceptible d’engager une action envers vos parents pour obtenir une pension alimentaire » (d’où le titre de l’article). Par « susceptible », comment un demandeur ne va-t-il pas comprendre qu’il y a fortement intérêt sous peine de non prise en compte de sa demande ? Notons au passage que le législateur use d’un français toujours peu académique, « susceptible » s’employant à la forme passive et pas à la forme active. Mais bon, quand on est mauvais, autant l’être en tous points !

Il parait que le haut-commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté va rappeler aux acteurs locaux qu’il n’y a aucune différence en la matière entre le RSA et le RMI et « le formulaire sera modifié sur ce point pour éviter les troubles inutiles ». En attendant, il y a un gros risque que certains conseils généraux l’appliquent à la lettre, ce qui va nuire à la prétendue « harmonisation » des pratiques dont le gouvernement se targue d’être le défenseur. Et comme le gros bataillon des demandeurs sera traité ces mois-ci, on imagine les conséquences…

Une lamentable affaire de plus dans un dossier où, souvenons-nous, les bénéficiaires du bouclier fiscal ont été totalement exemptés de tout devoir de solidarité nationale. Faute de solidarité des riches, c’est aux parents des pauvres qu’on s’attaque !

Mais bon, ce pouvoir a été élu de manière démocratique et vient de recevoir un encouragement très fort aux élections européennes. Il faut donc s’attendre à bien d’autres remises en cause des droits sociaux…

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Omniprésident bleu ou OVNIprésident vert ?

2012 se réduirait-il à cette alternative ? La reconduction automatique de Sarkozy, grâce à celui qui joua le rôle d’aide de camp du pouvoir aux Européennes, est-elle une fatalité ? Mais d’abord un petit retour en arrière.

L’irruption de la vague verte était-elle prévisible ? bien sûr que oui ! Souvenez-vous de Nicolas Hulot et de la ferveur qu’il créa autour de sa personne lors des Présidentielles. Finalement, il ne s’est pas présenté et qui a récolté les intentions de vote et ses suffrages ? François ! Qu’a fait le MoDem ensuite pour faire fructifier cet électorat volatil ? Pas grand-chose ! La présence charismatique de Corinne Lepage et son action n’ont pas suffi. Mais cette fois, qui a pensé récupérer ces voix ? Le rusé Nicolas Sarkozy. Tiens, pour une fois que ses conseillers font preuve de compétence, voire d’intelligence (non là j’exagère…) !

Est-ce que les carottes oranges sont cuites ? Non ! (z’avez-vu, j’fais comme Sarko les questions et les réponses) D’abord en dessinant ce scénario sinistre, celui d’un chemin tout tracé vers la reconduction automatique du Prince (avec élection comme simple formalité), le pouvoir va désespérer le peuple. Ce même pouvoir a délibérément choisi de désespérer les socialistes puis d’en faire autant avec les démocrates tout en pensant duper le peuple et entretenir son espoir par du spectacle et des mensonges. Là sera son erreur fatale. Car désespérer les militants et électeurs du PS et du MoDem, c’est atteindre le peuple lui-même.

Alors, c’est bien beau ce discours me direz-vous. Certes vous nous rappelez le phénomène Hulot que l’on a négligé, mais comment fait-on à présent ?

Chut ! Les murs ont des oreilles…sarkozistes. Mais ils ne lisent pas dans les cerveaux, alors pensez !

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Dany-le-sur-Home, je n’y crois pas.

Et d’abord « vague verte » ou « blague verte » ? Car je ne vois pas à quoi ce mouvement spontané va trouver à se raccrocher ? Dans quels cadres ? Je suis plus convaincu que le travail constructif et patient de Corinne Lepage au sein et du Cap 21 et du MoDem sera payant à plus long terme.

Corinne Lepage, c’est du sérieux, c’est pas du vent ! Pas comme Dany qui pourrait faire tourner à lui tout seul une centaine d’éoliennes ! Remarquez, pour un écolo, c’est plutôt bien. Le célèbre leader d’opinion qui a fait 68 a quand même bien planté la vague révolutionnaire, la laissant s’effilocher, impuissant, sans projet alternatif crédible, laissant retomber l’espoir pour longtemps. Je le sens prêt aujourd’hui, 40 ans plus tard, à réaliser son second ratage…

Il le sait sans doute et c’est pour cela qu’il perçoit tout l’intérêt de se rapprocher de Corinne Lepage qui, moins spectaculaire, bâtit sur du solide.

Mais ceux qui ont vu en Dany le sur-Home du moment, le sauveur de la planète, de la crise, et de l’Europe, en seront pour leurs frais. Je ne pense pas que notre sauveur du jour se perçoive d’ailleurs comme tel ! Ni comme Tell. Dany est même un looser. Bon d’accord, il y en a qui disent que Bayrou, Aubry, Royal, sont aussi des loosers. Moi aussi, j’en suis un ! Alors à quand la « Looser pride » ?

Et bien, je dis « Looser de tout le pays, unissons-nous ! »

Au MoDem déjà, prenons des engagements, créons :

– un contrat du développement soutenable

– un contrat de la citoyenneté du Web

Ces deux contrats auront pour fin de sceller des engagements réciproques internes entre les composantes du parti et de recruter de nouveaux adhérents sur des bases bien définies selon les affinités principales des sympathisants.

Voilà le serment du jeu de paume que je propose !

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Si j’avais été de 68, Cohn-Bendit n’aurait pas existé.

Si j’avais été de 68, Cohn-Bendit n’eut été qu’un pâle figurant. Pas même ses cheveux roux ne l’eussent fait remarquer !

Si j’avais été de 68, je n’aurais pas laissé errer sans but un mouvement si populaire et si vaste ; je n’aurais pas laissé se défaire sous mes yeux impuissants un enthousiasme si fort qu’il aurait pu balayer tant d’obstacles, qu’il aurait pu soulever tant de fardeaux d’apparence insurmontables, et semer pour l’avenir tant de belles choses ! Des choses bien plus belles que ces graines perverses qu’aucune « liquidation » ne viendra jamais supprimer et qui gangrènent encore les graines de demain…

C’est une métaphore bien sûr mais voilà, c’est dit.

VIDEO à regarder absolument :

« Vous savez que la sexualité d’un gosse, c’est absolument fantastique. (…) Quand une petite fille de 5 ans commence à vous déshabiller, c’est fantastique. C’est fantastique parce que c’est un jeu absolument érotico-maniaque… »

Mais quelle bassesse de montrer cette vidéo ! Mais vous êtes « écoeurant » , « ignoble » ! Vous dérapez, vous avez décidément « pété les plombs » !

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