La ballade des gens bileux

(sur l’air de La Ballade des gens heureux)

Notre vieille France est une étoile
Que toi tu pilles autant que tu peux

Les catholiques, tu les balades :
C’est la ballade des gens bileux.
Les catholiques, tu les balades :
C’est la ballade des gens bileux.

Tu es un pitre rétrograde
Tu dis « je veux » quand tu t’adresses à Dieu.

Tu viens nous chanter la ballade
La ballade des gens bileux.
Tu viens nous chanter la ballade
La ballade des gens bileux.

Journaliste pour ta première page
Tu peux écrire tout ce que JE veux.

J’te joue d’mon pipeau formidable
La ballade des gens bileux.
J’te joue d’mon pipeau formidable
La ballade des gens bileux.

Toi qui te débats comme un diable
Dans ton sale quartier de banlieue

Je viens te chanter la ballade
La ballade des gens bileux.
Je viens te chanter la ballade
La ballade des gens bileux.

Il s’endort et tu le regardes
C’est ton fils Jean, il te ressemble un peu

Tu viens lui chanter la ballade
La ballade des gens bileux.
Je viens te chanter la ballade
La ballade des gens bileux.

Toi, le Rom dans ta caravane,
Viens voir Besson et Brice Hortefeux

Je viens te chanter la ballade
La ballade des gens bileux.
Je viens te chanter la ballade
La ballade des gens bileux.

Roi de la drogue, sans rigolade,
Fraudeur du fisc, fais donc ce que tu veux

Je viens te chanter la ballade
La ballade des gens bileux.
Je viens te chanter la ballade
La ballade des gens bileux.

Comme un choeur dans la cathédrale
J’achète des voix chez l’Bon Dieu.

Je viens te chanter la ballade
La ballade des gens bileux.
Je viens te chanter la ballade
La ballade des gens bileux.

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Le gouvernement va faire payer les handicapés

Erratum et mes excuses :

Une première version de cet article a été publiée tronquée. Voici la version intégrale. En gras, ce qui a été ajouté ou modifié.

Les handicapés seront-ils le prochain groupe social bouc-émissaire ? Dans le domaine social, on assiste à des régressions importantes. On sait par exemple que 340 millions d’euros seront chipés au logement social par le gouvernement qui va supprimer l’exonération de l’impôt sur les loyers perçus par bailleurs sociaux (organismes HLM…). On sait que l’aide à la pierre diminue de façon drastique. Mais on se souvient aussi que le gouvernement avait essayé de supprimer l’aide sociale au logement pour les étudiants et n’avait reculé (temporairement ?) que par crainte du mécontentement dans le peu qu’il lui reste d’électoral fidèle. Dans le secteur social toujours, l’Etat se défausse de plus en plus sur les collectivités locales (département en particulier) à qui il transfère régulièrement de nouvelles charges sans prévoir de compensation financière. L’Association des départements de France est en train d’élever une protestation…

Mais voilà qu’aujourd’hui, il semblerait que le gouvernement veuille faire de l’argent sur le dos des handicapés qui travaillent. Des associations dénoncent en effet le «racket» de l’Agefiph. En effet, le projet de loi de finances pour 2011 contient une disposition (l’article 97) qui prévoit une ponction de 60 millions d’euros sur deux ans sur le budget de l’Agefiph.

Rappelons ce qu’est l’Agefiph. Le Fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées (Agefiph) récolte les pénalités versées par les entreprises qui ne respectent pas leurs obligations légales en matière d’emploi des handicapés. Les sommes ainsi perçues servent à financer l’emploi des personnes handicapées et leur formation. Ces nouveaux « privilégiés » vont sans doute être mis à contribution.

Les associations de handicapés déplorent que cette ponction s’ajoute au transfert (sans financements complémentaires) à l’Agefiph de charges jusqu’ici assurées par l’Etat, comme la reconnaissance de la lourdeur du handicap dès 2011 et la gestion de 86 000 déclarations (réalisées par entreprises ou établissements) concernant l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés en 2012.

Ces décisions « vont impacter de façon irréversible le budget de l’Agefiph et donc mécaniquement, diminuer les aides accordées aux travailleurs handicapés et aux entreprises pour leur insertion professionnelle« , estiment-elles.

Comme les organismes HLM à propos de l’impôt qu’ils vont devoir payer (et de sommes qu’ils ont dû reverser précédemment), on parle ici de « Hold-up », ou de « racket »…

Enfin, tant que Madame Bettencourt et Monsieur Tapie et tous les riches fraudeurs du fisc peuvent dormir sur leurs millions sans être inquiétés…

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De l’art ou du cochon ?

J’aurais pris la même décision que Delanoë, décision qui me paraît absolument raisonnable et sensée. Quand il y a débat sur les moeurs ou doute sérieux, le mieux est de se référer à la loi applicable et d’examiner les faits :

– la loi prononce l’interdiction d’exposer des photos pornographiques aux mineurs
– l’exposition comporte des photos pornos parce que l’artiste a refusé de retirer celles qui le mettent dans l’illégalité.

En conséquence, j’aurais prononcé, moi aussi, l’interdiction aux mineurs.

Après on peut argumenter tant qu’on veut, si les conditions légales ne sont pas respectées et si l’on est représentant de l’ordre public, on dispose d’un choix très mince et on prend des risques.

En-dehors de ces considération légales, des questions se posent :

– si ce n’est pas choquant, pourquoi ne pas diffuser de telles images en prime time à la télé ? On voit ici qu’en raisonnant a contrario l’argumentation défendue mène à des aberrations

– certains parlent de pédagogie mais l’exposition ici est aux antipodes de l’éducation sexuelle. Elle vise à choquer uniquement pas à expliquer, pas à instruire par des méthodes adaptées.

– la pornographie infantile est interdite, de même que l’incitation à la pornographie infantile. Contourner cette interdiction en présentant des photos porno comme de l’art sous prétexte qu’elles sont incluses dans une oeuvre plus vaste ou qu’elles sont en noir et blanc et parée d’un minimum d’intention artistique, est purement hypocrite.

– l’exposition a été autorisée ailleurs. Oui mais avec les risques judiciaires évoqués. Ils ne se sont pas produits précédemment tant mieux mais ils existent quand même et il se trouve que la mairie de Paris ne veut pas risquer l’argent du contribuable dans un procès. C’est son choix.

Le blogueur L’Hérétique conteste, comme moi, le point de vue, des deux élus démocrates qui se sont exprimés au nom du MoDem « le MoDem est mal à l’aise avec la pudibonderie de la mairie de Paris« .

Pourquoi parler ici de « pudibonderie » ? Il me semble qu’il faudrait argumenter et que c’est là une opinion toute subjective et  je m’étonne que la prise de position soit présentée comme celle du MoDem dans son ensemble. S’il y avait unanimité sur une question aussi délicate, ce serait inquiétant, non ?

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Adios à Migaud !

Monsieur Migaud a perdu le contrôle des comptes. Voir cette vidéo. Ce qui est fâcheux, compte tenu (ndlr : c’est exprès) qu’il est président de la cour des comptes.

On peut s’en amuser car cette erreur peut arriver à tout le monde, surtout depuis l’usage généralisé de la calculette et de l’ordinateur. Néanmoins, et pour vous épargner pareille mésaventure, chers amis démocrates, je vous livre ici le TRUC que j’ai appris à mon fiston quand il était en primaire et qu’il paniquait devant les chiffres.

Voici ma recette pour la table de de 9 :

9 fois 2 = 18
9 fois 3 = 27
9 fois 4 = 36

On peut voir de suite deux choses remarquables :

1 – le chiffre de la dizaine du résultat est égal au multiplicateur de 9 moins 1. Je redis : 2 moins = 1. Vu ? Bien sûr, il faut penser à bien ordonner les deux facteurs.

2 – Le total des chiffres du résultat fait toujours 9 ! Donc, 7 fois 9, c’est 9 fois 7 c’est-à-dire : 63. Et en aucun cas 76 ! « Monsieur Migaud, on écoute au fond de la classe  ! »

Oui, je sais, « très fort je suis ». Et je mérite le poste de ministre des Finances.  Merci ! Avec ce stratagème mon petit gars a remonté ses notes en calcul de manière foudroyante. Je ne cache pas que j’ai dit que j’étais magicien pour lui faire passer définitivement la chose comme un jeu d’enfant.

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Heart break autel

Des Roms à Rome,
Il rame, il rame, Sarkozy !

Il écope la barque de son électorat tout près de sombrer dans les profondes et très troubles eaux de sa politique. Plus poisseuse que l’eau rouge de sa patrie d’origine !

Il funambule entre les bulles papales et les pitt bulls de l’Extrême-Droite. Périlleux exercice. D’autant plus qu’il se doit également d’être exemplaire (une fois n’est pas coutume) en s’efforçant de contenir sa nervosité coutumière et de … fermer sa gueule. Car il ne s’agit pas de reproduire ses maladresses ébouriffantes de 2007. Souvenez-vous-en : il s’était rendu au Vatican en compagnie du pétomane Jean-Marie Bigard, histoire de faire de ce séjour une franche partie de rigolade à l’humour bien gras. Le roi Ubu-Nicolas avait laissé alors échapper son plus gros pet : la « laïcité positive » !

Nicolas Sarkozy s’en est donc allé chercher le réconfort à l’autel des cœurs brisés mais qu’il me reparle de « laïcité positive » et je vous jure que je lui colle la tête dans le bénitier !

Amen !

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Rom, on te fiche, on te fiche dehors

Après avoir lu ça sur Le Monde, j’ai eu l’envie d’improviser des textes de chanson ou de slam.

Rom, on te fiche, on te fiche dehors !

La CNIL est nulle, elle sert à rien.
La HALDE ne sait pas crier « halte ».
Elle ne s’occupe que des Aryens.
Les autres sont jetés sur l’asphalte.

Rom, on te fiche, on te fiche dehors !
On fiche ton camp parterre
Pour que tu fiches le camp.
Puis, quand tu es à terre, encore,

On te frappe comme un sous-homme.
Paré de tous les vices, porteur de tous les maux.
« Tsigane », « gens du voyage », peu importent les mots,
Moi je dis que tu es pareil à moi, le Rom !

Et moi je ne veux pas que seule la voix de Rome
Se fasse entendre et réclame justice.
Je veux crier très fort pour dire que la police
Est au service du citoyen, français ou Rom.

C’est tout-à-fait illégalement,
Et comme au temps des Allemands
Où l’on fichait les étoiles jaunes,
Que l’on te fiche aujourd’hui, Rom.

A Bruxelles, ils leur bourrent le mou.
Ils fichent pourtant sans vergogne
Ils fichent et çà me met en rogne
De voir comme ils se fichent de nous !

Ils font des listes sur les races.
Ils te pourchassent, ils te tracassent.
C’est la persécution raciale.
Moi, je demande qu’on te fiche…une paix royale.

Je pars, adieu !

Je quitte la France, je pars, adieu !
Pour des horizons pas radieux.
Je suis frappé de différence.
Le front bas, je quitte la France.

Renaud, Manu Chao, ciao !
Deneuve, Nathalie Baye, bye bye !
Les Depardieu, les Donnadieu, adieu !
On ne veut plus de moi en France.
On me traite sans déférence.
Ils disent que comme je suis un Rom,
Je suis un fléau national !
D’l’UMP au Front national,
Tous les chemins mènent aux Roms !

Je quitte la France, je pars, adieu !
Pour des horizons pas radieux.
Je suis frappé de différence.
Le front bas, je quitte la France.

Sartre et Beauvoir, au revoir !
Ce pays ne veut plus me voir.
Adieu Voltaire, je suis à terre.
Adieu Camus, je pars ému.
Delon, Belmondo, Depardieu,
Je vous adresse mes adieux.
Comme dans un film en noir et blanc
Dont je serais le figurant,
Je pars et je ne sais où je me rends.
Moins à plaindre que vous, pourtant…

Car votre Etat vous tient à l’oeil.
Et il vous traite sans vergogne.
Je crois que Neuilly n’a qu’un œil.
Et que la France, elle devient borgne.

Je quitte la France, je pars, adieu !
Pour des horizons pas radieux.
Je suis frappé de différence.
Le front bas, je quitte la France.

Je n’aurai guère de regrets,
Et pourchassé comme Martin Gray,
J’entends résonner l’hallali,
J’ bois la ciguë jusqu’à la lie.

J’entends au loin sonner le glas
Mais s’il sonne, ce n’est pas pour moi
Mais bien pour toi, le bon français,
Qui ferme les yeux et qui te tais !

Invitation aux gens du voyage

Mon enfant, ma sœur,
Songe à la terreur
D’être exilés là-bas ensemble !
Et de sentir moisir,
De regarder mourir
Ce pays qui te ressemble !
Le sol est mouillé
De ces sangs brouillés
Que versent les gendarmes
Si peu mystérieux
Besson, Hortefeux,
Font couler les larmes.

Là, tout n’est qu’ordre et fichiers,
Luxe d’armes et fausseté.

Des mots séduisants,
Polis ? Parlez-en !
Insultent nos membres,
Les plus saintes fleurs.
Ils parlent d’odeurs
De pas vivre ensemble,
Et c’est sur ce fond
De haine qu’ils font,
L’âme électorale.
Tout y parlerait
Dans l’urne en secret
D’une France aux mains sales.

Là, tout n’est qu’ordre et fichiers,
Luxe d’armes et fausseté.

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La damnation de Jérôme Kerviel

On a diabolisé Jérôme Kerviel. Puis la justice l’a frappé non pas en le condamnant mais le damnant !

A ce tarif-là, ma parole, on l’a puni comme un trader à main armée !!!

Quand le système devient fou, il faut défendre sans l’ombre d’une hésitation l’individu. Voltaire n’aurait pas dit le contraire.

Cette décision de prétendue justice intervient pour faire oublier les promesses qui ne seront jamais tenues : la « moralisation du capitalisme » par exemple…Pour faire oublier aussi qu’aucune leçon n’a été tirée de la crise financière et que nous vivons dans la plus grande des insécurités puisque demain tout peut recommencer en pire…

Le Peuple n’acceptera jamais l’idée que l’on puisse condamner un homme à une amende que sa vie entière ne permettra pas de payer. Car c’est une perte totale de sens de la notion de justice et c’est même tout le contraire : c’est de l’injustice. Comment appeler autrement l’acharnement à vie contre un citoyen ?

Ainsi va la justice aujourd’hui, comme une religion : elle absout ici, et voue aux enfers là. Le « ici » et le « là » n’ayant pas changé depuis Jean de Lafontaine : « selon que vous serez puissant ou misérable, etc. »

On dit que la justice est rendue au nom du peuple ? C’est faux ! Elle est rendue au nom des puissants.

Ces juges-là méritent le sort de celui de la chanson du « Gorille » de Georges Brassens.

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Kerviel, le nouveau martyr

Alors que le trader avait à mes yeux tous les traits d’un coupable, voici que je vois en lui désormais un martyr pour l’Histoire, un nouveau Seznec !

En effet, comment ne pas être surpris par la décision de « justice » qui assouvit le désir de vengeance de la Société générale, celle-ci se tirant indemne de ce mauvais pas judiciaire. Normal, l’Etat protège les banques. Faut-il pour autant qu’il broie l’individu ? Oui, répond sans état d’âme le pouvoir et son bras armé, la justice, et d’enterrer l’affaire des emplois fictifs et de préparer l’enterrement de première classe de l’affaire Woerth-Bettencourt…

C’est que l’Etat-RPR est encore aux affaires. Plus que jamais peut-être. Si vous aviez un doute, n’en ayez plus !

A mes yeux désormais, Jérôme Kerviel n’est plus coupable, c’est un martyr !

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Ferrat, Ferré, Ferrer

Ferrat, Ferré, Ferrer

I

Georges, Jacques et Léo,
C’est avec insolence.
Qu’ils faisaient leurs chansons. Dans les bas et les hauts,
Ils niquaient pas la France.

Ferrat, Ferré, Ferrer
Etaient contestataires
Mais niquaient pas leur père, mais niquaient pas leur mère.
C’n’étaient pas des gangsters !

Refrain :

Ferrat, Ferré, Ferrer
Sur le périph’ errèrent
Parfois pour de bons airs

Ferrat, Ferré, Ferrer
S’lon leurs thuriféraires,
Il faudrait les refaire.

II

Brassens, Brel et Béart,
Ont gratté leur guitare
Ils grattaient pas l’vinyle comme ces DJ idiots,
Ces Guetta du ghetto.

Gainsbourg, Piaf et Trénet
Crachaient pas à la face
De la France d’en-face et même quand ils traînaient
Ils niquaient pas ta race.

Refrain :

Ferrat, Ferré, Ferrer
Quelquefois s’enferrèrent
Mais chantaient de bons airs

Ferrat, Ferré, Ferrer
S’lon leurs thuriféraires,
Il faudrait les refaire.

III

Reggiani, Moustaki, Régine,
Pas français d’origine,
Pourtant ils scandaient pas « les Français, c’est pas nous ! »
Ni « les femmes, à genoux ! »

Bobby, Maxime et Barbara,
Brel, Brassens et Ferrat
Frappaient pas les pompiers comme de la caillera.
Sur la police ils tiraient pas.

Refrain :

Ferrat, Ferré, Ferrer
Quelquefois s’enferrèrent
Mais chantaient de bons airs

Ferrat, Ferré, Ferrer
S’lon leurs thuriféraires,
Il faudrait les refaire.

Cette chanson-là, ce n’est pas du Raphaël…;-)

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Ballades d’octobre et Brassens

Désormais un blog musical regroupe mes articles sur la musique ainsi que mes albums. Mon blog sur Jamendo. Il manque encore quelques articles parce que je les publie 1 jour sur 2 pour maintenir l’audience.

Ballades d’octobre est mon dernier album.

bretagne

Mon dernier article est « Georges Brassens et les poètes » (avec liens audios)

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