Courtitude
« Séraphine, raffine ! « ,
Dit l’Elysée.
Mais Séraphine rit, c’est la grève Total.
Courtitude
« Séraphine, raffine ! « ,
Dit l’Elysée.
Mais Séraphine rit, c’est la grève Total.
La californication
Le calife a dîné chez Fauchon
Mais pour digérer son cochon,
Il lui faut tâter du nichon
Il prend sa belle, crie « enfourchons « !
Il débranche le téléphone,
Se touche un peu, encapuchonne
Puis monte à cru et enfourchonne,
Califourchonne sa cochonne !
Mais l’calife est califourchu,
Il rêve de madame Michu,
La grosse dame moustachue
Aux beaux sourcils noirs et fourchus.
Car si le calife enfourchonne
Autant qu’il peu sa belle cochonne,
Il la trouve un brin maigrichonne
Invariablement pâlichonne.
Alors tandis qu’elle le bichonne,
Qu’elle le lichouille, qu’elle le mâchonne,
Voilà tout-à-coup qu’il ronchonne.
« Qu’as-tu mamour », dit la cochonne.
Ma mie, vous êtes folichonne,
Mais point autant que la cochonne,
Madame Michu, la callipyge.
« Mamour, dit-elle, bouge pas, je pige !
On va faire cela new fashion ! »
Elle part en quête de la cochonne.
Madame Michu crie « gute schön ! »
Et son mari elle l’enfourchonne.
Ici intervient la censure
Car je ne puis conter, c’est sûr,
La suite de la gaudriole
Madame Michu avait des drôles…
Si tu n’étais pas si petit,
Tant par le corps que par l’esprit,
Tu aurais de grandes visions.
Mais non c’est la télévision
Le seul cadre à ta dimension.
Le ciné en trois dimensions,
N’est pas pour toi, t’es trop petit.
Tant par le corps que par l’esprit.
Tu as beau ajouter le câble,
Tu auras beau péter un câble,
y’aura jamais rien qui se passe,
C’est pas pour toi les grands espaces.
Tu as beau faire ton cinéma,
T’as pas la taille à Obama
Même sur l’écran panoramique
Tu restes d’une taille comique.
Avant, t’étais plus grand que Bush.
C’est c’qu’on dit dans les mises en bouche
Des apéros de dîner d’cons
Où l’on cite souvent ton nom.
Dans les usines, tu te la pètes
Car tu dépasses de deux têtes
Les ouvriers qui rapetissent.
Bientôt faudra qu’on s’aplatisse.
Rien n’y fait, tu resteras comme
La nature elle t’a fait bonhomme !
La nature, elle t’a fait petit
Tant par le corps que par l’esprit.
Beaucoup de visiteurs de ce blog le savent, Voris Bian est mon autre moi-même né le 17 septembre 2009), celui qui fait de la musique, des slams et des chansons sur le site Jamendo où tout est gratuit (sauf pour certains albums de certains artistes qui le désirent).
50 albums publiés à ce jour, le 51ème est en route.
Hier soir, j’ai confectionné cette playliste de l’humour.
Bon attention, qui dit humour dit tolérance du second degré, voire au-delà. Et tolérance aux entorses au chanter juste. Vous voilà avertis, donc si ça vous « chante »…
Si vous préférez quelque chose de plus paisible, de plus harmonieux, dirigez-vous sans risque vers ma playliste « Best off des musiques de Voris Bian« . Bon, je ne dis pas que j’ai pas commis quelque petites erreurs de débutant (je compose sur Jamendo depuis mi-septembre 2009) mais rien qui écorche l’oreille. Bien au contraire. Mes petites erreurs, je les entends (1) et elles me servent à m’améliorer.
(1) oui quoi ! Je n’ai pas l’oreille absolue de Mozart mais j’ai une bonne oreille musicale quand même. On peut pas être excellent partout. 😉
Voris Bian a aussi écrit tout un tas d’articles sur la musique en tous genres, des articles très appréciés, j’ose le dire (il faut quand même que j’aie quelques points forts). Vous les trouvez ici mais je les déménage vers mon site spécifique (pour ne plus mélanger les genres : ici la politique avant tout !). C’est sur le blog voris.jamendo.net
(qui veut gagner des millions)
I
Si tu t’appelais Zinédine, tsigane,
Tu pourrais rouler en Mégane.
Comme un champion du ballon rond,
Tu pourrais gagner des millions
Avec de beaux pare-choc en chrome,
Ta bagnole f’rait da doo ron ron.
Seulement voilà tu es un rom !
Casse-toi pauv’con, et loin de Rome !
II
Si tu t’appelais Zinédine, tsigane,
Tu camp’rais pas en caravane
Tu aurais comme moi des Ray Ban.
Pour aller te montrer à Cannes.
T’aurais des fringues Paco Rabane,
Et tu chanterais da doo ron ron
Seulement voilà tu es un rom !
Casse-toi pauv’con, et loin de Rome !
III
Si tu t’appelais Zinédine, tsigane,
Et si t’avais un bel organe,
Tu chanterais la Marseillaise
Dans les stades. Tu serais balèze.
Tu fréquenterais les hippodromes
Tu s’rais pas dans un maelstrom
« Mais comment t’appelles-tu déjà ?
Rudolf Sarközi ? J’peux rien pour toi…
… si t’es pas intégré !
I
Si tu étais moins agressif,
Si tu baissais pas ton calcif’
Pour jouer à celui qui pisse le plus loin,
Si tu n’allais pas aussi loin…
Si tu étais moins agressif,
Tu ne baisserais pas ton calcif’
Devant le souverain pontife
Si tu étais moins agressif.
Oui mais voilà, t’es agressif.
Pour faire oublier ton passif.
Oui mais voilà, t’es agressif.
Pour qu’on voie pas que t’es nocif.
II
Si tu étais moins agressif,
Si tu baissais pas ton calcif’
Pour jouer à celui qui pisse le plus loin,
Si tu n’allais pas aussi loin…
Si tu étais moins agressif,
On écouterait tous tes poncifs,
On t’adulerait même en shérif.
Si tu étais moins agressif.
Oui mais voilà, t’es agressif.
Avec ta montre en or massif.
Oui mais voilà, t’es agressif.
Avec ton endettement massif.
III
Si tu étais moins agressif,
Si t’étais pas si répressif,
On pourrait voter pour toi dès demain,
Mais tu nous frappes des deux mains…
Si tu étais moins agressif,
Tu serais pas aussi poussif
Dans les sondages et les récifs,
y’en aurait pas, si tu étais moins agressif.
Oui mais voilà, t’es agressif.
Tu veux nous imposer ton fils.
Et parce que tu es agressif,
Tu dois lécher le saint pontife.
Mais à quoi sers-je,
Se demande le bobo Serge.
Pas le beau Serge de Claude Chabrol :
Ce bobo-là se cherche un rôle.
Alors il fait des parodies
Qui ne valent pas un radis,
Des « lip-dub » pour leur leader
Et des lip-daubes en un quart d’heure.
Mais à quoi sers-je,
Se demande le bobo Serge.
Alors il va au meeting des concierges
A la grand’messe poser un cierge.
Les bobos Serge sont chanteurs
D’ce seul refrain « mais à quoi sers-je ? »
On entend jusqu’à Cergy-Pontoise.
Le rire du Serge en recruteur.
Tapie se plaint sans cesse qu’on le brutalise mais…
Tip-tap tip-tap
T’as pas tapé Tapie
Tip-tap tip-tap
Mais Tapie t’a tapé.
Tip-tap tip-tap
T’es cocu qu’attends-tu ?
Cuite-toi t’es cocu
T’as qu’à, t’as qu’à t’cuiter
Et quitter ton quartier
Tu l’entends papoter,
Patati, patata,
Tu l’entends papoter
Mais Tapie t’a tapé.
Ote ta toque et troque
Ton tricot tout crotté
Et ta croûte au couteau
Qu’on t’a tant attaqué
Contre un tacot coté
Quatre écus tout comptés
Et quitte ton quartier
Tu l’entends papoter,
Patati, patata,
Tu l’entends papoter
Mais Tapie t’a tapé.
Tout à côté
Des catins décaties
Taquinaient un cocker coquin
Et d’étiques coquettes
Tout en tricotant
Caquetaient et discutaient et critiquaient
Un comte toqué
Qui comptait en tiquant
Tout un tas de tickets de quai
Quand tout à coup
Tic-tac-tic driiiing !
Voris Bian, avec la complicité de Bobby Lapointe.
Il nous emmerde
De long en large et en travers.
De long en large et dans les grandes largeurs,
Il nous emmerde, merde ! merde !
De fond en comble, en profondeur,
Il s’érige en gros emmerdeur.
Il nous emmerde, merde ! merde !
Le doigt dans le cul sans vergogne,
Jamais dans l’oeil d’son ami borgne,
Il nous emmerde, merde ! merde !
Il nous tisonne, il nous ramone,
Jusqu’au trognon et nous sermonne !
Il nous emmerde, merde ! merde !
Il nous emmerde, merde ! merde !
Le gros Bernard-l’ère-Mitterrand,
Il nous emmerde, merde ! merde !
Sauf quand il vient prendre not’ argent.
Certes il est un peu emmerdeur
Et on n’a pas le décodeur
Pour déceler sous la froideur
Le feu de la passion, l’ardeur…
Kiffe me tender
Jusqu’à pas d’heure.
Chante le trader.
Oh ! Certes il a cette raideur.
On dit de lui, « c’est un trader ! »
Mais n’est-ce pas de la pudeur ?
On sonde pas sa profondeur…
Kiffe me tender
Jusqu’à pas d’heure.
Chante le trader.
On n’en fera pas un ambassadeur !
Cela ne serait pas vendeur.
Mais pourquoi pas un cascadeur
De la finance, un barroudeur ?
Kiffe me tender
Jusqu’à pas d’heure.
Chante le trader.
Il a un esprit baladeur,
Et pour tout dire assez frondeur.
Mais ce n’est pas un maraudeur,
Pas un loubard, pas un rôdeur.
Kiffe me tender
Jusqu’à pas d’heure.
Chante le trader.
Serait-ce faire preuve de candeur
De dire qu’il n’est pas chapardeur ?
Serait-ce montrer de la tiédeur ?
Mais la statue du commandeur !
Kiffe me tender
Jusqu’à pas d’heure.
Chante le trader.
Il se montre pas quémandeur
Il se montre pas accordeur.
On prend çà pour de la lourdeur…
Pour lui l’argent n’a pas d’odeur.
Kiffe me tender
Jusqu’à pas d’heure.
Chante le trader.
Il se promène en débardeur,
Et sans fâdeur et sans laideur,
Sur les oreilles un baladeur.
Il est loin le temps d’la splendeur.
Kiffe me tender
Jusqu’à pas d’heure.
Chante le trader.
Ainsi le co-prince d’Andorre (qui est aussi, il est vrai, l’époux de Carla Bruni) s’est rendu au Vatican ? Et tiens, je vais me gêner pour m’en moquer !
J’aime pas tes tics (slam ou chanson)
Pour dire, en résumé, que la politique de Sarkozy est une politique de tics.
J’aime pas tes tics,
Quant tu récites tes cantiques
Quand tu prends un air extatique.
On aurait dit un fanatique !
J’aime pas tes tics,
T’es pathétique !
J’aime pas tes tics,
Ni tes impulsions frénétiques
Ni tes expressions argotiques.
Ni des remarques sarcastiques
J’aime pas tes tics,
T’es pathétique !
J’aime pas tes tics,
Ni tes fichiers informatiques,
Tes peines planchers automatiques;
Ou tes quotas arithmétiques.
J’aime pas tes tics,
T’es pathétique !
J’aime pas tes tics,
Tes propos sur la génétique,
Ni ta conception de l’éthique
Ni ta morale très élastique.
J’aime pas tes tics,
T’es pathétique !
J’aime pas tes tics,
Ni ton traité de l’Atlantique,
Ni tes excès patriotiques
Ni tes pratiques dynastiques.
J’aime pas tes tics,
T’es pathétique !
J’aime pas tes tics,
Ton manque total d’autocritique,
Ta conception démocratique.
J’aime pas non plus tes diagnostics.
J’aime pas tes tics,
T’es pathétique !
J’aime pas tes tics,
Ni ton mépris journalistique,
Ni tes évasions helvétiques.
En gros, j’aime pas ta politique.
J’aime pas tes tics,
T’es pathétique !
Je reste, moi, un agnostique,
Un incorrigible sceptique.
Quitte à passer pour hérétique,
Je te le dis sans maïeutique :
J’aime pas tes tics,
T’es pathétique !
J’aurais un gros problème d’optique
Si j’voyais pas qu’le pragmatique
Cache des instincts despotiques.
Je n’adhère pas à ta tactique.
J’aime pas tes tics,
T’es pathétique !
J’aime pas tes tics
Et je te fais ce pronostic
Que dans cett’ foire à l’identique,
Je ne prendrai pas ton viatique
Pour une lanterne fantastique.
J’ai trop le goût de l’authentique.
J’aime pas tes tics,
T’es pathétique !
J’aime pas tes tics,
Ni tes méthodes de loustic.
J’aime pas tes tics,
C’est dramatique.
J’aime pas tes tics,
Et tu peux garder ta boutique.
Parce que : j’aime pas tes tics !