Maman je n’irai plus aux putes !

I

C’était un droit de dure lutte
Que d’se rendre pour la turlute
Au bordel mais on nous l’ampute.

Au nom du mal que font aux putes
Les maquereaux, ces sales brutes.
Maman, je n’irai plus aux putes !

II

On admirait les belles chutes.
On y vouait même le culte
Des pirouettes et des culbutes.

Oui mais voilà qu’on nous impute
Tout le mal que l’on fait aux putes.
Maman, je n’irai plus aux putes !

III

Vous qui de cette époque fûtes,
Souvenez-vous que vous voulûtes
Eternelles les grandes volutes

Des fumées sous les belles huttes,
Des maisons closes et des cahutes
Où l’on s’étreint où l’on chahute.

IV

Mais les lupanars sont en butte
A la morale qui se bute.
Ils crient au diable, à Belzébuth !

Et chaque jour jour, ils recrutent
Dans leurs rangs de nouveaux hirsutes
Qui vous traitent de bêtes en rut.

V

L’éducation que vous reçûtes,
Et celle que j’ai reçue disent flûte
Au troupeau du joueur de flûte.

On fait l’amour à la minute
Mais on ne tolère plus les putes.
Les clients on les persécute.

VI

C’était un droit de dure lutte
Que d’se rendre pour la turlute
Au bordel mais on nous l’ampute.

Au nom du mal que font aux putes
Les maquereaux, ces sales brutes.
Maman, je n’irai plus aux putes !

Voris Bian 22 juillet 2011

 

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