Elle était creusoise et j’étais creusois

I

Elle était creusoise
Et j’étais creusois.

Et pour occuper
Quelques moments creux,

Nous allions vaquer
Par les chemins creux.

Comme j’aimais la Creuse !
Moi pour ses joues creuses,
J’avais des poèmes.
Des chants de Bohême.

II

Elle était creusoise
Et j’étais creusois.

Les estomacs creux,
Les coeurs pleins de joie,

Nous allions tous deux,
Tout de blanc je crois.

Comme j’aimais la Creuse !
Avec ses joues creuses,
Avec sa peau blême.
J’aimais sans problème.

III

Elle était creusoise
Et j’étais creusois.

Et les lendemains
Tous deux nous creusions.

Au creux de nos mains,
L’amour nous faisions.

Comme j’aimais la Creuse !
Sous sa robe affreuse
J’aimais cette gueuse,
Et mon amoureuse.

IV

Elle était creusoise
Et j’étais creusois.

L’humeur massacreuse.
Sauvages les oies.

Un bout de macreuse
Cuite au feu de bois.

Comme j’aimais la Creuse !
Elle était heureuse
Comme je l’étais moi.
Du moins je le crois.

V

Elle était creusoise
Et j’étais creusois.

Elle s’appelait Françoise,
Je m’appelais François.

Comme elle était creusoise
Et que j’étais creusois,

J’lui dit « faut qu’on creuse ! »
Et de ce temps-là
On vit dans la Creuse.
On se quitte pas.

Voris Bian 22 juillet 2011

 

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