DSK la blanche colombe ?

On met tout sur le compte de la société du spectacle et de la passion mais ce que révèle aussi l’affaire DSK, c’est la puissance de l’argent ainsi que l’avidité des protagonistes : avocats, femme de chambre (si cela se confirme). Quant à DSK, la chose n’est plus à démontrer : le milliardaire socialiste adore le luxe et le pognon. Il n’en a jamais trop !

Les deux protagonistes de l’affaire

Personnellement agacé par la ferveur retrouvée des socialistes pour leur héros, j’ai décidé de désigner DSK sous l’appellation de « milliardaire socialiste ». En effet, je suis abasourdi que 60 % des militants du PS (et 100 % des leaders socialistes) déclarent DSK innocent et le voient comme un espoir pour la France alors que DSK n’est pas blanchi. Il est seulement libéré sur parole et tous les chefs d’accusation sont maintenus. La femme de chambre maintient son accusation et il y aurait des preuves médico légales d’agression (bleus sur le vagin, ligament de l’épaule déchiré, trous dans ses collants…).

Par conséquent la prudence est de mise. Et je n’aurais pas répondu au sondage débile demandant si le retour de DSK en politique est aujourd’hui souhaitable. Je trouve tout aussi débile les accusations sans preuve de complot de l’Elysée de la part de certains socialistes.

Le milliardaire socialiste a d’abord tenté de s’en sortir en alléguant un vice de forme. Finalement, il a décidé de jeter la présumée victime dans la fange la plus ignoble pour se blanchir. Je ne trouve pas cela plus glorieux.

Une majorité de sondés pense ainsi mieux connaître le dossier que ne le connaît le procureur de New York ! Or, en tant que témoin, la femme de chambre est discréditée mais en tant que victime rien n’est prouvée ni dans un sens ni dans l’autre à l’heure qu’il est.

Avidité, cupidité, gouvernent le monde

Les avocats veulent s’enrichir, les victimes aussi. C’est normal soi-disant. A ce propos, la femme de chambre peut vouloir tirer profit de cette affaire, cela ne veut pas dire qu’elle n’a pas été violée. On ne sait toujours rien de la réalité des faits pour ce qui est du viol, ni dans un sens ni dans l’autre.

Et les journaux qui ont vu leur tirage augmenter dans des proportions spectaculaires, ne sont-ils pas aussi guidés par l’appât du gain ? Au fond, qu’est-ce qui gouverne le monde : DSK, les médias et semble-t-il aussi la femme de chambre ? Le fric ! Toujours plus de fric ! C’est de là que vient tout le mal…

Coupable ou innocent, la vertu n’est pas ce qui domine

C’est la peur de perdre qui motive ici le procureur et non la recherche de la vérité. La victime présumée a dans un premier cherché conseil auprès de gens proches, cela n’a rien de surprenant et elle n’avait pas encore d’avocat. Dans ce milieu, on prend ce qu’on trouve : un ami même délinquant.

Il n’y a rien d’anormal non plus dans la société américaine à vouloir tirer un profit financier de la situation.

Le fait que la victime présumée a nettoyé une chambre après les faits ne montre rien du tout. Après une agression, les victimes – surtout dans ce milieu défavorisé- ont des comportements automatiques qui peuvent paraitre étonnants. Pour se rassurer en se raccrochant à ses habitudes, à ses tâches quotidiennes. De plus, cette longue hésitation  plaide en faveur de la non préméditation.

Quant aux  autres mensonges, la plupart sont liés à la volonté de la femme de chambre de rester en cohérence avec les mensonges qu’elle a commis pour obtenir l’asile. Ils ne sont pas liés à l’affaire en cours. Les mensonges sont fréquents chez les demandeurs d’asile à cause des conditions très sévères des pays accueillants qui exige des preuves souvent impossibles à produire.

En conclusion, nous ne savons toujours pas grand chose depuis mon article du 17 mai « Affaire DSK : nous ne savons rien » où je relevais cependant beaucoup de points troublants dans l’accusation. Mon exaspération est venue avec le  mépris porté à la présumée victime par les élites socialistes (au « après tout, il n’y a pas mort d’homme » de Jack Lang, notamment) et au parti-pris de certains socialistes comme Badinter qui, sans rien savoir, des faits, tranchaient sommairement en faveur de leur ami sans attendre la suite de l’affaire. Mais également avec les propos excessifs de Bernard Debré…

D’un point de vue juridique, on s’attendait à ce que DSK soit blanchi. Son avocat faisait sa première déclaration tonitruante en terre d’Israël pour impressionner le procureur. Aujourd’hui, le procureur a peur du vote juif, des milliards du lobby favorable à DSK, des électeurs, et pour sa carrière. La recherche de la vérité n’est plus sa préoccupation première. L’argent pourrit tout.

 

 

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