Festival de Cannes : « La conquête », festival de Kahn « la quéquette »

Plus aucun doute, la reconquête du pouvoir par Sarkozy est sur les rails. L’absence de DSK le fait déjà remonter dans les sondages (selon Le Figaro). Mais les suites de cette affaire, si elles débouchent sur la culpabilité du prévenu VIP, devraient le favoriser encore plus.

Le « bébé élection » ne pourra que jouer sur la corde sensible des électeurs. Nicolas en papa avec son bébé dans les bras, posant auprès de sa charmante épouse. C’est quasiment gagné pour Sarkozy.

Festival de Cannes « La Conquête » : « La Conquête », récit façon fiction des années précédant l’élection de Sarkozy, est présenté ce 18 mai au Festival de Cannes, hors compétition et sera projeté à partir aujourd’hui dans les salles de l’Hexagone. Ce film ne peut que grandir l’image du président et en tout cas il ne peut que souligner le caractère exceptionnel de cet épisode de l’Histoire française.

Festival de Kahn « La quéquette » : là, c’est un film très affligeant qui nous est, non pas proposé, mais imposé. Le film  d’un homme qui aurait cédé à ses pulsions comme prévu (même Sarkozy l’aurait averti des risques de ses écarts de conduite en terres de justice américaine).

Le cas Tristane Banon resurgit. Elle envisage de porter plainte maintenant que la justice américaine lui offre cette possibilité. Avant, elle n’aurait pas pu sans subir la pression du système médiatico-politico-judicaire français favorable aux puissants. Dès 2008, Agoravox (lire ici l’article de Carlo Revelli)  dénonçait l’étouffement médiatique de cette affaire mais avait reçu de menaces de la part des avocats de DSK. Il fallait que rien ne perce. C’est la France, quoi…

Si cette ancienne affaire s’avérait exacte, le cas Banon devrait conduire DSK au cabanon. Pourvu que la victime aille cette fois jusqu’au bout de sa plainte. C’est une jeune femme absolument ravissante et délicieuse. C’est terrible d’imaginer une telle beauté entre les mains dégoûtantes d’un vieux sagouin. Sans accabler la mère, je lui en veux d’avoir dissuadé la victime de déposer plainte. C’est une faute grave de sa part. Elle peut encore la réparer…

L’omerta française a étouffé ce témoignage. Les journalistes étrangers le dénoncent aujourd’hui. Cela révèle la complaisance des journalistes de notre pays envers les puissants qui cette fois encore, pour l’affaire DSK en cours, n’ont de compassion que pour l’auteur présumé des faits et n’ont pas de pensée pour la victime déclarée qui n’est qu’une simple femme de chambre. J’ai honte pour notre classe politique surtout pour ceux qui se prétendent de gauche et proche du petit peuple.

J’ajoute que ma mère a travaillé durant des années comme femme de chambre pour nous élever (ma soeur, mon frère et moi), ainsi que la maman de mes deux fils. Je sais donc comment les choses se passent (j’ai entendu des récits) et combien ce métier est très dur, très éprouvant. Ma mère y a laissé sa santé (elle a fini sa vie comme invalide sous le poids des souffrances quotidiennes).

Nous apprenons que la victime « présumée » (puisqu’il faut respecter le vocabulaire de prudence officiel) est fortement perturbée…La dureté du métier plus le choc du traumatisme et le fait que l’auteur présumé soit un VIP, tout cela est lourd à porter pour une simple femme de chambre.

Comme je le disais ma mère a été femme de chambre. Sa parole n’était d’aucun poids, elle n’avait aucune valeur face aux administrations ou face à la justice par exemple. Des années après, rien n’a changé. La parole des puissants est d’or, celle des petits est méprisable.

 

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