Boris Boillon, préfet de Tunisie

J’ai déjà eu l’occasion d’évoquer le cas de ce diplomate à tomates vendredi sur ce blog.  Si je reviens sur le sujet, c’est que l’actualité confirme le mal que je disais du bouillonnant Boillon.

Peu me chaut que l’homme se pavane sur la toile en maillot de corps (décent). Il a le droit comme tout un chacun de mettre en avant son anatomie et ses muscles saillants. Mais qu’il abuse de la première personne et du « moi » sarkoziste » comme représentant de la France dans un pays où des évènements récents ont pourtant montré qu’il fallait y aller avec prudence, alors là je dis : pure connerie !

Agresser les journalistes d’un pays où la liberté de la presse est une idée toute neuve, ne me paraît pas malin non plus mais témoigne bien du fait que l’Elysée et le Quai d’Orsay se fichent totalement des Droits de l’Homme et de ce que j’appelle l’arabitude.

Il peut jouer les stars mais pas comme ambassadeur.

Vous me direz au point où Sarkozy et l’épouvantable MAM ont descendu notre diplomatie, on n’a plus rien à perdre. Ce n’est pas une raison.

Le pire, c’est cette impression donnée au peuple tunisien d’un retour à l’époque colonialiste, Boris Boillon, l’homme de Sarkozy, nommé pour jouer les préfets ! Bien sûr que le clan sarkoziste espère récupérer quelque chose en Tunisie faute de pouvoir revenir au « bon vieux temps » de l’ami Ben Ali. Mais il n’a toujours pas compris que le peuple tunisien est intelligent. J’oserai même dire : plus intelligent que lui. Et cela se voit…

C’est une véritable erreur de casting. Le caractère, la personnalité de Boillon sont aux antipodes de ce que requiert la situation en Tunisie. En plus, c’est bête, l’Elysée a envoyé le seul ambassadeur parlant couramment arabe dans un pays où le français est largement répandu.

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