3 nouvelles chansons

D’abord « Lucie vocifère » remaniée. Suivi de « Destins » et « Monte là-dessus tu verras Montmartre ! »

Ma Lucie vocifère (refait)

I

Ma Lucie vocifère,
Elle vocifère tout l’temps.
Maman m’dit « faut s’y faire ».
Je ne m’y fais pas pourtant.

Car son sale caractère
Me rend très réfractaire
Et toute sa beauté
S’en trouve sabotée. (bis)

II

Sa colère tire un trait
Sur la grâce de ses traits.
Et sans forcer le trait,
J’vois qu’elle perd ses attraits.

Faut dire qu’elle vocifère,
Qu’elle vocifère tout l’temps.
Maman m’dit « faut s’y faire ».
Je ne m’y fais pas pourtant. (bis)

III

Et quand t’as cru ôter
La cause du différend.
Et qu’à sa cruauté
Tu restes indifférent,

Lucie repart de plus belle
Enfin façon d’parler.
Parce qu’elle n’est plus très belle
Je peux vous en parler. (bis)

IV

Quand tu veux pacifier,
C’est une perte de temps.
On ne peut pas s’y fier.
Elle vocifère tout l’temps !

Même chez Lucifer
On te traite pas comme çà.
« Mais laisse donc Lucie faire »,
Me dit maman comme çà. (bis)

V

Quand je fuis le courroux
De Lucie, c’est ma mère
Qui me crie « tu cours où ? »
La pilule est amère.

Et la coupe déborde.
Je voudrais qu’on m’accorde
Le droit d’aller au bar
Ou sinon je me barre.

VI

Le soit Lucie s’attend
J’l’avoue à voir Satan.
Car c’est irrémédiable :
J’la voue à tous les diables.

Je rentre et, comme l’enfer,
Je lui décoche un orage.
Maintenant j’sais comment faire
Pour dissiper ses rages.

VII

Si les hommes viennent de Mars,
Les femmes de Vénus.
Qu’en est-t-il des Vénus
Dont la beauté grimace ?

Sans être un Apollon
J’en sais bien assez long.
Et je renvoie sur Vénus
Mon ancienne Vénus. (bis)

Destins

I

Un fabriquant de toile de Nîmes,
Qui joue aussi les mimes à Nîmes.
Qui anim’les arènes de NÎmes.
Se montrait trop pusillanime.

Cet histrion industrieux
Fait ses radieux adieux.
Sur une station de radio,
Il est heureux d’être radié.

Un tailleur breton de menhirs
Parti en vacances aux Mennuires,
Victime d’un sale__fait divers,
Préfère aller aux sports d’hiver.

Il abandonne son domaine,
Qui était planté de dolmens.
Aujourd’hui il dit kenavo
Adieu vaches, cochons, et veaux.

Refrain

A chacun son destin
Nous sommes des clandestins
De la vie dont le train
Nous botte le train.

A chacun son métier,
Les vaches seront bien gardées.
A chacun de chercher
Une meilleure chaussure à son pied.

II

Un échalas très nonchalant
Qui n’attirait pas le chaland,
Qui restait trop les bras ballants,
A dû déposer son bilan.

Ce petit vendeur ambulant
Montra alors un grand talent
Et à vrai dire beaucoup d’allant
Pour le métier de chambellan.

Un brésilien de Janeiro
Qui jouait le rôle du jeune héros
Ne sera jamais De Niro.
Les renseignements généraux

L’ont abattu et il n’y a
Pas d’doute pour eux, bien qu’il nia
Le crime et sa bouche baîlla.
Mort ébahi à Bahia.

Refrain

A chacun son destin
Nous sommes des clandestins
De la vie dont le train
Nous botte le train.

A chacun son métier,
Les vaches seront bien gardées.
A chacun de trouver
Une meilleure mort à son pied.

Monte là-dessus, tu verras Montmartre !

L’expression est tirée d’une chanson tombée dans le domaine public, donc plus de droits d’auteur. Comme elle m’a toujours amusé, j’ai voulu en faire une chanson à ma manière.I

I

Monte là-dessus tu verras Montmartre !
Et t’auras pas besoin de carte.

Si tu te montres assez alerte,
Tu verras la place du Tertre.

Si tu te montres assez agile
Tu verras le Lapin agile.

Tu ne verras pas Jean-Paul Sartre
Ni Le Mans qui est dans la Sarthe.

Et il ferait vraiment beau voir
Que t’y voies Simone de Beauvoir.

II

Monte là-dessus tu verras Montmartre !
Et t’auras pas besoin de carte.

Monte pas par le funiculaire,
Il est trop plein de monte-en-l’air.

Monte sur la butte, tu pourras voir
Le célèbre Bateau-Lavoir.

Tu n’y verras pas ma soeur Marthe
Qui te cherche parfois querelle

Mais des pinceaux en poil de martre
Qui servent pour les aquarelles.

III

Monte là-dessus tu verras Montmartre !
Prends le restaurant à la carte.

Si tu trinques d’un verre de vin rouge,
Tu penseras au Moulin Rouge.

Si le fromage est bien à coeur,
A la basilique Sacré-coeur.

C’est pas la cathédrale de Chartres.
C’est pas ce que dit la pancarte.

Mais si tu respectes la charte,
Ferme-les yeux tu verras Sparte.

Voris Bian 6 juillet 2011

 

 



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