C’est fort de s’appeler Nicéphore

I

Gagner la Paris-Nice, c’est fort
Marier  Carla Bruni, c’est fort
Remporter le panier garni, c’est fort.
Mais jamais ce sera aussi fort
Que de s’appeler Nicéphore.

Nicéphore n’est pas Poulidor.
Ni président ni prince d’Andorre.
Il a pas d’or ni de coffre-fort.
Mais son fils s’appelle Isidore.

II

Faire chanter dans la bouche d’Annie, c’est fort,
« Les sucettes à l’anis », c’est fort
Sans qu’la censure punisse, c’est fort.
Mais que cette resucée finisse ! C’est fort
Aussi de s’appeler Nicéphore.

Nicéphore n’est pas Polidor.
Il n’a pas fait de disque d’or.
Mais il aime Agnès au coeur d’or
Et son fils s’appelle Isidore.

III

Chanter que l’avanie, c’est fort,
Et la framboise sont les mamelles
Du Destin ! » alors là c’est fort.
Mais vous m’direz de quoi j’me mêle :
C’est mieux de s’appeler Nicéphore.

Nicéphore n’est pas un cador
Mais qu’il ait raison ou bien tort,
Les calembours il les adore.
Car ils font marrer Isidore.

IV

De Funès dans la Zizanie c’est fort
Jouer comme jouait Annie c’est fort.
Tourner dans « Marius et Fanny » c’est fort,
Plaisanter à son agonie, c’est fort.
Mais y’a plus drôle : c’est Nicéphore.

Nicéphore n’a pas de Sept d’or
Ni de César ni de Lion d’or.
Mais quand il crie « au lit, on dort ! »
ça fait rire son fils Isidore.

V

Jouer les petits Khomeiny – c’est fort –
Et répandre la tyrannie, c’est fort.
Qui n’aime pas dieu est banni. C’est fort.
Tu assasines et t’es béni. C’est fort.

Nicéphore n’est pas un mentor.
Il aime pas les imperators.
Aux évangiles et au Veau d’or,
Il préfère le bouton d’or.

VI

Tu fais une jaunisse, c’est fort.
Quand tu perds au tennis, c’est fort.
Une mère qui te punit, c’est fort.
Un père qui te renie, c’est fort.

Nicéphore, il ne crie pas fort.
Il construit de beaux châteaux forts,
Il joue à la course au trésor
Avec son bonhomme Isidore.

VI

Zeus qui change Io en génisse est fort.
Qui partage l’amour d’Adonis est fort.
Ici nul ne le nie, c’est fort.
Que Zeus avait quelques manies, c’est fort.

Nicéphore un jour sera mort.
Car il est mortel, et alors ?
Mais lui son dieu c’est Isidore,
C’est son prince, son dieu, son trésor.

Librement inspiré de la vie de Nicéphore Niepce qui avait épousé Agnès avec laquelle il eut un fils : Isidore.

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