La révolution du bon ordre

Pour moi, le rôle du MoDem est d’initier une révolution mais une révolution du bon ordre. Qu’est-ce que j’entends pas là ?

Une révolution du bon ordre est le contraire de la révolution du désordre voulue par l’extrême-gauche et Jean-Luc Mélenchon. Ce n’est donc pas une chasse aux sorcières ni aux riches (pour les saigner et les pousser à fuir le pays). Ce n’est une guerre contre aucune classe de la population. Il n’y a pas d’esprit de revanche ni de Grand soir.

Une révolution du bon ordre n’est pas non plus dans la continuité de la théorie de l’ordre  juste de la candidate Ségolène Royal en 2007. Cette notion d’ordre juste repose trop sur la vache à lait du contribuable pour financer pléthore d’augmentations sociales (SMIC, allocation de rentrée scolaire…) et créer des emplois de fonctionnaires ou assimilés (emplois jeunes…). La révolution du bon ordre n’est pas du clientélisme social, n’est pas idéologique, n’a pas de contenu moralisateur. Il s’agit de remettre bon ordre dans les comptes publics (dettes, imposition proportionnelle aux revenus, quels qu’ils soient) et en même temps de remettre en bon ordre de fonctionnement les secteurs-clés, essentiels comme : l’éducation, la justice, la formation, la police dans tous les endroits de la République…

Une révolution du bon ordre est une évolution de bon sens. Le bon sens étant prioritairement de coller à la réalité d’aujourd’hui qui a évolué : une démocratie plus participative, plus directe. Bref, rien à voir avec l’UMP qui fonctionne en pyramide et ne laisse pas de place à la respiration démocratique. Ni aux élus du peuple, ni aux citoyens. Prise en compte du phénomène Internet et des blogs. Prise en compte des enjeux révélés par ces dernières années comme l’exigence écologique ou ravivés par l’actualité récente comme le respect du droit des femmes. Mais aussi des Droits de l’Homme de façon générale (référence ici par exemple aux conditions de traitement des immigrés clandestins). L’exigence écologique ne peut aller jusqu’à l’idée de décroissance, idée dangereuse qui, si elle était appliquée, appauvrirait notre pays et créerait du chômage. On n’a pas besoin de cela en ce moment. Ce serait reproduire une erreur commise par les socialistes dans les années 80 : ils avaient lancé un plan keynésien de relance de l’économie par la consommation mais cette relance fut seulement hexagonale et non concertée sur le  plan européen ou mondial. Résultat : un échec qu’il a fallu payer cher ensuite par des années d’austérité.

Enfin, une révolution du bon ordre consiste à mieux garantir le maintien de l’ordre public et à faire face aux crises avec intelligence. Ce qui n’est pas le cas du gouvernement actuel qui se montre trop souvent incapable de régler les difficultés de façon ordonnée et cohérente. Dernier exemple en date : l’affaire des radars. Mais on peut remonter aux problèmes d’inondation du Sud-Ouest, de la neige, ou de la pénurie d’essence suite aux mouvements de grève. L’attitude du pouvoir ayant consisté à ne rien faire, à nier les problèmes des Français, puis à agir dans la précipitation et à prendre des mesures rapides mais décalées voire inefficaces (exemple : la prime imposée de 1000 euros). Et que dire de la campagne de vaccination contre la grippe H1N1, la révolution arabe non anticipée et non gérée ? Gouverner, c’est prévoir, anticiper, accompagner, informer, réfléchir de façon concertée. Bref, c’est une révolution du bon ordre dans l’art de la gouvernance.

 

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