« Je te kiffe – moi non plus ! »

Entre le parti radical et l’UMP, tout va mal en ce moment. Ah ? Pardon ! Non, excusez-moi, tout va bien. On ne sait plus… Ce parti vient de confirmer son appartenance à l’UMP et Fillon a exprimé son affection pour Jean-Louis borloo. Mais ce dernier ne semble pas comprendre le message. C’est « Je te kiffe – moi non plus ! »

En somme, le Parti radical n’a de radical que le nom.

Interrogé par Le JDD, Alain Dolium s’exprime sur ce point :

« Justement, quel regard portez-vous sur la confédération des centres qui se met en place ?

Je vais être clair et direct : les Français n’en ont rien à cirer de la confédération des centres. Ils s’en foutent complètement, cela n’intéresse que le petit monde politico-médiatique. La seule chose que les gens veulent, c’est un programme politique qui permette de solutionner les problèmes de pouvoir d’achat, d’échec scolaire ou d’emploi. Point barre. En même temps, en tant que responsable politique, je comprends parfaitement que si l’on est le plus nombreux possible à parler d’une même voix, en s’appuyant sur un vrai projet politique en opposition à la politique actuellement menée, mieux ce sera.

Pourquoi, dans ce cas, le MoDem se tient-il à l’écart de ce rassemblement ?

François Bayrou fera lui-même ses annonces sur le sujet, mais, à titre personnel, j’estime qu’il est le plus légitime pour porter la voix d’un centre indépendant à l’élection présidentielle. Cette notion d’indépendance est tout à fait primordiale et pas seulement au niveau des valeurs : alors que certains centristes prônent, sans le dire, une sorte de continuité avec la politique de Nicolas Sarkozy. Moi, je me situe clairement en faveur de la « rupture ». Et pour pouvoir assumer cette rupture, il faut une parfaite indépendance d’esprit et d’action. François Bayrou cumule ces deux qualités. »

Lien vers l’interview

On a fustigé la bi-nationalité dans le football mais que dire de cette bi-appartenance : le parti radical se disant au centre et indépendant mais confirmant qu’il tient à rester au sein de l’UMP jusqu’à 2012 et au-delà sans doute, et financé par l’UMP ? Ne faudrait-il pas des quotas pour lutter contre cette bi-appartenance ? (je plaisante…)

 

 

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