Rock à Sarko

Voris est un artiste et, en tant qu’artiste, il n’est pas tenu à un « devoir de réserve ». Le nouvel album de Voris s’appelle « Rock à Sarko« . Il fait écho à l’actualité. C’est le troisième du genre après « Sarko York » et « Sarkozitude ». Voris Bian s’appellera désormais simplement Voris sans plus de référence explicite à Boris Vian. Ce nouvel album est l’occasion de commenter l’actualité sarkoziste.

 

On peut aussi traiter l’actualité au travers des chansons. C’est l’ambition de l’album « Rock à Sarko ».

L’actualité est riche en sujets de chansons contre Sarkozy : la manipulation de l’Histoire avec l’invention par Sarkozy de sa présence à Berlin le 9 novembre 1989, les paroles du ministre Raoult, dignes d’un régime totalitaire, le coup de fil de l’Elysée pour faire attribuer 10 000 euros à Pierre Sarkozy pour son album de rap, l’identité nationale en direction des électeurs perdus du FN etc.

La difficulté est de faire des choix car on ne peut tout mettre dans les chansons sans risque d’alourdir les textes. L’album « Sarkozitudes » évoquait notamment les moeurs de Frédéric Mitterrand et l’ambition de Jean Sarkozy. Avant, « Sarko York » traitait des manières violentes et vulgaires de Sarkozy de la multiplication des Grenelles sans effets.

« Rock à Sarko » est en lien avec l’actualité toute chaude : Les photos truquées, la presse surveillée, la communication-propagande, le mensonge de Sarko sur sa présence à Berlin le 9 novembre 1989, et aussi de façon générale les méthodes perverses du sarkozisme « Sarko magicien », « Légitimité des urnes ». Cette fameuse légitimité qui justifie tout et n’importe quoi.

A propos du prétendu « droit de réserve » des lauréats de prix littéraires :

Le ministre de la culture a décidé de ne pas prendre position dans ce qu’il estime n’être qu’une polémique entre deux personnes. Avec de tels ministres, on n’est pas protégés des risques de dérives totalitaires : « pas concerné ! »

Or, la question ne se réduit pas à une querelle entre deux personnes. Il s’agit bien d’une grave atteinte à la liberté d’expression. Quand un ministre dit son souhait de voir appliquer un droit de réserve, ce n’est pas le voeu d’un simple citoyen. D’autre part, il faut être d’une extrême mauvaise foi pour prétendre que cette façon de traiter un artiste comme un simple fonctionnaire d’Etat tenu aux ordres de sa hiérarchie, ne serait qu’une affaire privée entre deux individus.

Pire ! Eric Raoult est favorable à l’instauration d’un droit de réserve applicable à tous les artistes. En effet, les propos de Marie Ndiaye ont été tenus AVANT qu’elle n’ait reçu le Goncourt. Ce n’est donc pas en tant que lauréate du Goncourt qu’elle s’est exprimée ni qu’elle est mise en cause par le ministre mais en tant qu’artiste. Bien sûr, elle a confirmé ses propos depuis mais, si l’on respecte bien la chronologie de évènements, l’intention du ministre est sans ambigüité.

Qui dit devoir de réserve pour tous les artistes dit aussi sanctions applicables. Une pente dangereuse que le ministre de la culture a décidé de ne pas voir.

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