Les Chemises orange (1)

 

La comparaison avec les Chemises rouges de Thaïlande est osée. Pourtant, les Chemises orange sont bien décidées à faire à leur manière une révolution, déterminées aussi, à l’occasion des élections européennes, à faire élire des députés motivés et compétents et à adresser un message clair et fort à Nicolas Sarkozy .

Corinne Lepage pour tourner la page

Corinne Lepage exprime le souhait que notre génération ose saisir la chance historique qui s’offre à elle au tournant de cette crise difficile qui nous contraint à revoir nos comportements. Oserons-nous relever ce défi ? Elle veut y croire dans son livre « Vivre autrement » qui paraît en avril. Corinne Lepage nous invite à réfléchir à « ce qui nous parait souhaitable et désirable« .
 
« Les technologies, l’évolution des mentalités, l’évolution dans la représentation de ce qui nous parait souhaitable et désirable, le permettent. A nous d’accepter de penser et de décider autrement. »

« La crise économique et financière est une chance historique unique de changer notre système et de répondre simultanément à toutes les crises : énergétique, écologique, alimentaire, démocratique. »

« Yes, we Kahn  » 

Jean-François Kahn nous propose de bâtir ensemble un modèle nouveau, une alternative humaniste aux deux modèles que l’on veut nous imposer en permanence, à savoir : à gauche, le « tout Etat » et à droite le « tout argent ». Mais, comme dit le poète Jean Ferrat – et « le poète a toujours raison » – nous ne devons pas nous résoudre à vivre soit dans la jungle soit dans le zoo !

 

JFK : “Je crois que de même qu’hier il y a vingt ans un type de Société qui avait mis l’État au centre de tout, l’Etat qui résumait à lui tout seul la Société a fait faillite, s’est effondré. Aujourd’hui on a un autre type de Société qui a mis l’argent, le profit, au centre de tout. Dans les deux cas l’argent ou l’État est la seule morale, la seule rationalité. Tout cela s’effondre. Il ya un vide. Il faut une alternative (et je m’engage pour ça) en mettant l’Homme au centre dans sa dimension collective et individuelle. Si on est pas capable de proposer aux gens un alternative, les gens entendront les extrêmistes, comme après la crise de 1929. Il nous faut une Société plus juste et plus humaine.”

Si on n’offre pas de perspective réellement humaniste, les gens vont finir par casser.”

“L’Europe que nous voulons est celle qui respecte l’autre

Page dédiée à Jean-François Kahn sur le site du MoDem
Robert Rochefort en thème de la consommation

« Consommer autrement » est le credo de ce super spécialiste des problèmes de consommation (Il est depuis plus de 20 ans à la tête du CREDOC – centre de recherche pour l’étude et l’observatoire des conditions de vie-). Sa conviction personnelle est que nous assistons à la fin du modèle de l’hyperconsommation et qu’il faut consommer mieux et, en particulier, « acheter moins mais mieux« . Il ne fait du reste que cautionner une tendance actuelle des consommateurs. « On a le sentiment de ne pas avoir assez d’argent pour consommer mais que la consommation est une impasse, notamment environnementale. »

Mais, dit Rochefort, la fin de l’hyperconsommation ne signifie pas pas la décroissance dont les gens, dans leur majorité, ne veulent pas. Ce que veulent les gens, c’est « retrouver les notions d’équilibre, de bon sens« , pas renoncer à dépenser.

Page dédiée à Robert Rochefort sur le site du MoDem

Sylvie Goulard et la manière :

C’est de fort belle manière que Sylvie Goulard, experte en questions européennes et bien connue outre-Rhin ainsi qu’au-delà des Alpes, nous apporte son éclairage pédagogique. Elle est notamment l’auteure de l »Europe pour les nuls ».

Elle tire aujourd’hui la sonnette d’alarme : « L’Union européenne s’est éloignée des Européens. Le plus beau projet politique de tous les temps est menacé. »
 
Le Modem s’inscrit d’ailleurs dans la tradition politique qui, en France, a toujours été la plus attachée à l’Europe. Certes, comme tous les projets humains, l’Union européenne n’est pas parfaite. Sylvie Goulard considère que l’Europe a été en partie dévoyée, notamment à cause d’élargissements nécessaires mais mal gérés, et que la solidarité fait trop défaut aujourd’hui.

Elle milite pour que les chefs d’Etats et de Gouvernements ne décident pas à la place des citoyens du choix du Président de la Commission européenne.

Page dédiée à Sylvie Goulard sur le site du MoDem

Le mot de la fin revient à François Bayrou, « l’Europe n’est pas un marché mais un projet de société. Pour nous, ça veut dire solidarité. » et les européennes seront l’occasion d’envoyer un message au pouvoir.

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