Dans les rues de Mégare, je m’égare

Cette chanson est dans la lignée de l’article précédent…

Dans les rues de Mégare (*)
(*) ville de la banlieue d’Athènes, connue à l’origine sous le nom de Nisée

I

Dans les rues de Mégare,
Où la nuit je m’égare,
Je songe à Diogène
Qui vivait dans la gêne
Nu dans une jarre.
Et choquait les regards.
Et s’exposait sans gêne
Aux citoyens d’Athènes.

Il faisait ses trophées
Des sots apostrophés
Il disait que l’ascèse.
Ou faire l’amour à seize,
C’est choses compatibles.
C’était avant la bible.
Et avant le coran ;
Un cynique courant.

Refrain :

La barbarie, Barbara.
La philosophie, Sophie,
Qu’est-ce donc qui les différencie ?
Sa part de vérité,
Faut-il la mériter ?
Faut-il montrer ses fesses,
Pour gagner en sagesse ?

II

Dans les rues de Mégare,
Où la nuit je m’égare,
Je songe au philosophe
Qui dans sa vieille étoffe
Attirait l’attention,
– C’était bien l’intention -,
Jurait, crachait, mordait
Ceux qui la lui accordaient.

Comme lui aujourd’hui,
Je me fonds dans la nuit.
Et je vis comme un gueux.
D’un contact rugueux,
Mangeant parce qu’il faut bien,
Je dédaigne les biens.
Fuyant l’humanité,
Fou que tu m’aies quitté.

Refrain :

La barbarie, Barbara.
C’est quand tu m’as quitté.
La philosophie, Sophie,
C’est de te dire merci.
Sa part de vérité,
Il faut la mériter.
Je préférais tes fesses,
A cette amère vérité.

Voris 13 octobre 2011

 

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