Violences policières à Calais

« La police attaque de manière répétée les lieux d’habitation, elle détruit les abris, elle contamine l’eau et la nourriture, elle vole ou détruit les biens personnels, des couvertures jusqu’aux casseroles, à l’argent, et aux papiers. »

« Ils infligent des privations de sommeil avec des descentes répétées la nuit, et ils humilient les gens avec des insultes racistes ou des attaques contre des objets religieux comme le coran, la bible, ou des tapis de prière. »

« Un cas particulier récent, pour lequel nous avons des preuves vidéos, consiste en un migrant, tombé sur les rails de chemins de fer en fuyant la police, frappé jusqu’à l’inconscience alors qu’il est à terre, avant d’être hissé dans un fourgon de ramassage (3 Février 2011). Quand des militants sont arrivés sur la scène, la police a d’abord essayé de donner l’impression qu’ils essayaient d’aider le migrant tombé à terre, mais ensuite ils ont vite tenté de se débarrasser de la caméra et ont continué à frapper le migrant tombé, ainsi qu’un autre. »

« Dans un cas, des militants ont vu un homme se faire frapper, et sa tête claquée
contre la fenêtre d’un fourgon, pour avoir demandé la permission de finir de se brosser les dents avant d’entrer dans le fourgon de ramassage (30 Novembre 2010) et dans un autre exemple un homme a été jeté à terre et frappé pour avoir demandé à chercher ses vêtements (8 Avril 2010). »

« Quand les policiers savent que des militants les filment en train de harceler les migrants, ils les déplacent pour neutraliser les caméras ou les placer hors du champ de vision. »

Cela se passe en France…

Ces passages tirés du rapport rédigé par les militants « No Border » de Calais Migrant solidarity (CMS), également rendu public la semaine dernière par les associations, sous le titre « Calais : cette frontière tue« .

Ce sera le premier dossier pour Dominique Baudis, récemment nommé aux fonctions de défenseur des droits.

Le Syndicat de la magistrature a quant à lui dénoncé « une stratégie de harcèlement qui allie d’innombrables manquements déontologiques et la commission permanente d’infractions« .

L’association « Médecins du monde » a aussi demandé au défenseur des droits de diligenter « une enquête sur place sur le comportement de la police« . Pour « Médecins du monde », depuis le démantèlement de la jungle de Calais en 2009, les migrants « font l’objet d’un harcèlement intensif de la part des forces de police qui ont reçu l’ordre de détruire de façon systématique tout ce qui ressemble à une tente ou à un abri, de détruire leur matériel de première nécessité et de les empêcher, de jour comme de nuit, de se reposer, même quelques instants« .

 

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