Les giga oc têtes chercheuses du MoDem

Sylvie Goulard est chercheuse. Elle est aussi tête de liste pour le grand Ouest dans la campagne des élections européennes. « Sylvie est une combattante, elle dispose d’une solide expérience, elle est actuellement la présidente du mouvement européen pour la France. D’emblée elle sera entendue à Bruxelles », affirmait François Bayrou en visite à Saint-Brieuc le 17 mars. 
Sylvie Goulard est chercheuse au CERI (Centre d’études et de recherches internationales) et elle enseigne au Collège d’Europe à Bruges. Mais elle est surtout une farouche partisane de l’idée européenne, non sans défendre des exigences – notamment démocratique – quant à l’Europe présente et à venir.

Tout d’abord, quelle est cette « solide exprérience » dont parle le président du MoDem à son propos ? Sylvie Goulard possède une expérience forte dans le domaine des affaires allemandes. Elle a des relations avec d’importants responsables d’Outre-Rhin. Elle a aussi beaucoup travaillé et appris de l’autre côté des Alpes. Sa présence pendant quatre ans (2001 – 2004) aux côtés de Romano Prodi garantit à la fois une excellente maîtrise des questions communautaires, une connaissance approfondie des problèmes constitutionnels et un accès facile aux milieux décisionnels italiens.

« Elle est actuellement la présidente du mouvement européen pour la France, dit Bayrou, D’emblée elle sera entendue à Bruxelles« .

Elue en 2006 à la présidence du Mouvement Européen-France, elle a été reconduite très facilement dans son mandat en 2008. Il faut dire qu’elle a oeuvré utilement et avec détemination à ce poste, élargisant l’équipe, plus ouverte à la diversité. Elle a par ailleurs développé des actions de sensibilisations sur les questions européennes dans différents lieux ouverts au public. Il faut dire que Sylvie Goulard, bien qu’énarque, a un talent particulier pour la pédagogie et se montre attentive à ses interlocuteurs.

Pédagogue, elle a publié notamment en 2007 « L’ Europe pour les nuls« ( éditions First). 484 pages où elle raconte la genèse de l’idée européenne, les principes qui ont présidé à la naissance de l’Europe, à quoi servent les institutions et l’avenir de l’Union. Enfin, elle conclut sur une dénonciation des « dix clichés et autres âneries sur l’Europe« , un passage savoureux tout comme l’est aussi ce clin d’oeil à l’histoire des petits cochons : les 27 petits cochons de l’Union cherchent à se protéger du loup qui symbolise les dangers et les défis de la mondialisation et de la guerre des civilisations en se réfugiant dans les trois maisons, inégalement solides, qu’ils ont construits à cet effet :

… la maison de pierre du commerce extérieur, où « l’Europe possède un visage et n’a qu’une parole, ceux du commissaire qui, pendant cinq ans, est en charge de ce portefeuille. C’est une réussite, dont la plus belle consécration réside dans le fait que l’un des documents les plus importants de l’administration Bush, la Stratégie nationale de sécurité des Etats-Unis, ne mentionne l’Europe qu’une fois : à propos de la politique commerciale. »

… la maison de bois : l’aide au développement : l’Europe est le premier donateur aux pays pauvres.

…la maison de paille : la politique étrangère et de sécurité commune, dont l’auteur stigmatise le caractère purement déclaratoire, voire déclamatoire. 

Certains voient en Sylvie Goulard une personne jeune mais sa formation et sa forte expérience décrite ci-dessus écarte d’emblée toute accusation d’inexpérience. D’autres critiquent sa non implantation en Bretagne. L’intéressée fait observer que, si elle vient de Marseille, elle est l’épouse du frère de François Goulard, le maire de Vannes. Rappelez-vous : celui qui avait déclaré qu’il rejoignait Bayrou lors des présidentielles 2007 avant de changer d’avis au dernier moment, mais qui ne saurait être taxé de sarkozisme vu ses coups de gueule fréquents à propos des méthodes ou des choix de l’autocrate de l’Elysée.

Mais chez les Goulard, on a du caractère. La preuve, la persévérance avec laquelle Sylvie Goulard défend l’idée démocratique, critiquant la cooptation et les décisions prises en club fermé (les chefs d’état ou de gouvernement décident entre eux). Elle conteste aussi l’élargissement imposé et qui ne reçoit jamais l’aval démocratique.

Sur cette vidéo, lors de Paroles d’Européens à Marseille, Sylvie Goulard interpellait Bernard Kouchner à la tribune pour que les chefs d’Etats et de Gouvernements ne décident pas à la place des citoyens qui sera le prochain Président de la Commission européenne. Pour le Taurillon, elle nous explique pourquoi. 


 
Sylvie Goulard est secondée sur la liste européenne par un élu du MoDem solidement implanté localement, le maire de Saint-Brieuc Bruno Joncour.

Vidéo de présentation de Sylvie Goulard à Saint-Brieuc en présence de François Bayrou

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